Quelle différence entre la crémation et l’incinération ?

Bon nombre de personnes pensent que la crémation et l’incinération sont synonymes. Pourtant, il existe bel et bien une différence entre ces deux vocables. En effet, un crématorium est l’endroit où l’on crématise les défunts, tandis que l’incinérateur est un dispositif qui vise à réduire des objets par incinération.

La crémation

Elle vient du latin « cremarer » qui veut dire brûler. Il s’agit d’un processus funéraire consistant à réduire en cendres le corps d’une personne décédée. La crémation est apparue de façon marginale à la Préhistoire. A la fin de l’Âge du Bronze, elle devient une pratique très répandue. Bien que ce procédé soit plébiscité chez les Grecs et les Romains dans l’Antiquité, l’Église l’a proscrit au fur et à mesure de la croissance du christianisme sur le continent. Cependant, de nombreux hygiénistes l’ont recommandée. Même la législation funéraire a été assouplie depuis le Code Napoléon. Pourtant, il a fallu attendre jusqu’au 19e siècle pour qu’elle soit acceptée en Europe. Cette pratique n’est autorisée en Italie qu’en 1870 et en 1889 en France. L’Église catholique n’a donné son consentement sur la crémation qu’en 1963. À titre de rappel, l’Orthodoxie, le Judaïsme et l’Islam refusent catégoriquement cette méthode et imposent l’inhumation.

De nombreux facteurs ont contribué à la démocratisation de la crémation, à savoir la forte croissance démographique en Europe, la libération des mœurs et la conscience écologique.

En Suisse, le taux de crémation en 1960 dépassait les 20 %, mais à l’heure actuelle, il est de 90 %. Cela pour dire que la crémation est l’un des rites funéraires les plus prisés.

La crémation est effectuée dans un crématorium et se déroule comme suit :

    • On place le cercueil qui contient le corps de la personne décédée dans un four crématoire après la cérémonie d’obsèques. Le four doit être chauffé à 900 °C. En moyenne, la durée de la crémation est de 90 min.
    • Lorsque les restes métalliques du cercueil sont éliminés, on remet les cendres du défunt dans une urne funéraire à sa famille. Deux options s’offrent à elle : inhumer les cendres ou les disperser dans un jardin du souvenir ou dans la nature.

L’incinération

Elle vient du latin « cineris » ou « cinis » qui signifie cendre. Elle consiste à détruire les ordures ou les déchets dans un incinérateur. Du fait de la croissance démographique et de la massivité de l’urbanisation, la fabrication d’incinérateurs s’est rapidement imposée. Elle est considérée comme étant une mesure efficace aussi pour la préservation de la qualité des eaux que pour l’hygiène générale.

Ce procédé de gestion de déchets est né à la fin du 19e siècle et s’est développé dans les zones métropolitaines pendant les années 1960. En effet, il permet d’alléger les conséquences de l’absence de tri et d’accélérer un compostage qui est souvent trop lent.

L’incinération sert également à la production d’électricité ou de chaleur. Cependant, elle est très critiquée du fait des normes environnementales imposées.

Résumé

Apparu au 12e siècle, le terme crémation reste peu utilisé jusqu’à la fin du 19e siècle, mais se démocratise lorsque les premiers incinérateurs de déchets sont apparus.

Le terme « incinération » est donc utilisé pour les déchets, tandis que la « crémation » pour les personnes décédées ainsi que les cadavres d’animaux. En effet, depuis quelques années, ils sont considérés comme étant des membres de la famille.

Malgré l’emploi à tort et généralisé du mot incinération, la « crémation » reste le terme le plus exact pour désigner la pratique funéraire qui vise à réduire un corps en cendres.

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